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LA SYNAGOGUE BLANCHE

Synagogue

La synagogue monumentale occupait, au centre du village, un emplacement important et bien limité par quatre rues. Dans un contraste frappant avec les maisons privées faites de pierres de basalte noir, la synagogue était presque entièrement construite en blocs de calcaire blanc, apportés des carrières situées à des kilomètres de là, et dont les plus gros pesaient presque quatre tonnes. Les éléments décoratifs (linteaux, corniches, chapiteaux, etc.) tiennent les visiteurs sous le charme.
Par le luxe, le travail et l'ornementation, la synagogue surpassait, aux yeux de Robinson, tout ce qu'il avait déjà vu en Palestine, tandis qu'Albright la considérait comme "un des endroits de toute la Palestine, qui donne le plus de satisfaction".
Commencée par le P. Orfali en 1922-1925 et continuée en 1969 par le P. Corbo, la restauration de la synagogue donne une idée de la splendeur originale du monument. En 1984, tous les éléments architecturaux étaient rassemblés d'après les critères typologiques et fonctionnels et soigneusement catalogués. Ce travail préliminaire fournira des bases plus solides pour la reconstitution idéale de l'ensemble. En attendant, nous présentons la restitution hypothétique suggérée par Watzinger.


Reconstruction

Franciscains au travail dans la reconstruction de la synagogue

La synagogue se compose de quatre éléments: la salle de prière, la cour orientale, le portique sud et une salle contre l'angle nord-ouest de la salle de prière.
La salle de prière, dont la façade regarde vers le sud, c'est-à-dire vers Jérusalem, possède un plan horizontal rectangulaire de 23 m de longueur intérieure du nord au sud sur 17,28 m de l'est à l'ouest. Un stylobate en forme de U sépare la grande nef centrale des ailes est, ouest et nord. Deux rangées de banquettes de pierre étaient appliquées contre les murs périphériques des ailes est et ouest, mais le mur de l'aile nord en était dépourvu. Les murs intérieurs de la salle de prière étaient décorés d'un enduit peint et de stuc. Le coeur de la salle de prière se trouvait dans le mur sud de la nef centrale, dirigé vers Jérusalem: les fidèles récitaient donc leurs prières en face des trois ouvertures de la façade. Les rouleaux de la Loi, lus au cours des assemblées religieuses, étaient conservés en permanence de ce côté sud de la nef centrale, Cependant, deux périodes sont perceptibles. Au stade primitif de la construction de la synagogue, un bêma (tribune, estrade) était construit de chaque côté de l'entrée principale; seules les fondations carrées (2,90 m) en sont conservées. Les fouilles ont récemment mis au jour de semblables constructions dans d'autres synagogues, notamment à Sardes, Nabratein, Beth Shearim, Gush Halav. À un second stade, une tribune plus élégante était construite au même endroit et recouvrait toute la largeur de la nef centrale.

Inside

Vue intérieure de la synagogue

L'interprétation de la salle contiguë à l'angle nord-ouest de la salle de prière donne matière à discussion. Cette chambre annexe, faite entièrement de blocs de basalte, appartient certainement à la période initiale de la synagogue blanche. Elle ne communiquait avec la salle de prière que par une porte encore in situ. Des savants ont autrefois pensé que la salle annexe servait d'abri à la sainte Arche, qu'on ne transportait vers le côté sud de la nef centrale que pendant le service religieux. Cette interprétation n'est plus soutenable après notre découverte des deux tribunes symétriques, de chaque côté de l'entrée centrale.
Les deux escaliers extérieurs, partiellement conservés contre les murs de la salle annexe, sont généralement interprétés comme des voies d'accès à une galerie supérieure pour les femmes. L'existence de cette galerie demeure, toutefois, une question ouverte, qui ne pourra peut-être trouver une solution qu'après une analyse complète de tous les éléments architecturaux de la synagogue.
La salle de prière communiquait directement par une porte avec la cour orientale, de forme trapézoïdal, dont l'espace central était entouré, de trois côtés, par un portique couvert. Trois portes, percées dans le mur nord, et deux, dans le mur sud, faisaient communiquer la cour avec l'extérieur. Les trois grandes ouvertures du côté est ne sont pas des portes, mais des fenêtres, car elles sont beaucoup plus hautes que le niveau de la rue. Sur des dalles de pierre du pavement sont encore gravés des "jeux". Ils datent vraisemblablement de la période arabe, lorsque la synagogue était désaffectée. En effet, la salle de prière et des pierres des murs principaux de la synagogue ont conservé les mêmes "jeux".

the south facade

Le coté sud avec une des portes monumentales
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Le long du côté sud de la salle de prière et de la cour s'étendait un portique muni d'un escalier aux extrémités est et ouest. Un grand escalier était en outre accolé à l'angle nord-est de la cour.
Histoire de la synagogue
Les fouilles récentes ont clarifié la longue histoire de la synagogue blanche: 1. la salle de prière et la salle annexe de l'angle nord-ouest datent de la fin du IVe siècle de l'ère chrétienne; 2. la cour orientale était ajoutée ultérieurement et parachevée après le milieu du Ve siècle; à la même époque, le portique sud faisait l'objet d'une transformation; 3. la synagogue est restée affectée au culte pendant toute la période byzantine, au moins jusqu'au VIIe siècle; 4. après l'abandon complet, des pierres de la synagogue ont servi de remplois dans des habitations privées de la période arabe, ou bien à la fabrication de mortier.

the synagogue

Un autre vue de la synagogue

Quant à la datation initiale de la synagogue blanche, tant Wilson qu'Orfali croyaient que ses restes étaient rien de moins que ceux de la célèbre synagogue du Ier siècle, construite par le centurion romain (Lc 7,5). D'autres savants suivaient plutôt la théorie de Watzinger et attribuaient la synagogue blanche à la fin du IIe siècle - début du IIIe siècle de l'ère chrétienne. Toutes ces théories, fondées sur des considérations stylistiques et historiques, ne sont plus défendables aujourd'hui. Les données archéologiques, réunies lors des campagnes de fouilles effectuées depuis 1969, témoignent que la salle de prière date bien de la fin du IV siècle de l'ère chrétienne. Ces conclusions révolutionnaires se fondent sur plus de 30.000 pièces de monnaie de l'époque romaine tardive et sur l'étude de la poterie.




© copyright 2001. Text written by Fr. Stanislao Loffreda ofm. Reproduction, retrieval or redistribution of this material is not permitted without prior permission of the author reachable at the Studium Biblicum Franciscanum (sbfnet@netvision.net)



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Created / Updated Monday, December 17, 2001 at 18:40:53 by John Abela ofm E.Bermejo, E.Alliata, Marina Mordin
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