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Capharnaüm dans les Evangiles

A l’époque de Jésus, ce petit centre était doté d’une garnison militaire (Mt 8,5-10) et d’un poste de douane (Mt 9,9-13). Flavius Josèphe mentionne également un hôpital où il fut soigné. Les fouilles archéologiques ont permis de vérifier que la population vivait de l’agriculture et de la pêche. Capharnaüm devait être habitué au passage des étrangers, puisque le village était situé près d’une route principale qui reliait la Galilée à Damas. Jésus choisit ce centre pour l’annonce du Royaume en Galilée. L'évangéliste Matthieu donne une signification spéciale à la décision de Jésus de quitter Nazareth pour se rendre à Capharnaüm. Ce choix marque la réalisation d’une promesse messianique : "Sur ceux qui demeuraient dans les régions ténébreuses de la mort s’est levée une lumière" (Mt 4,16). De nombreuses pages évangéliques ont Capharnaüm pour cadre :
- l’appel des premiers disciples
- l’enseignement de Jésus à la synagogue
- la guérison d’un démoniaque
- la guérison de la belle-mère de Pierre
- la formation des disciples dans la "maison"
- la guérison du paralytique dans la "maison"
- la guérison du fils du fonctionnaire romain
- l’acquittement de la taxe du temple
- le discours du pain de vie.

Capharnaüm est considéré également comme un sanctuaire marial, puisque l’Evangile de Jean fait mention du passage de Marie dans la ville après les noces de Cana.

Les évangélistes n’ont pas seulement enregistré les pages lumineuses de l’histoire de Capharnaüm. Ils rapportent sans hésitation la condamnation de Jésus: "Et toi, Capharnaüm, tu crois peut-être que tu seras élevé jusqu’au ciel? Non, jusqu’à l’enfer tu tomberas" (Mt 11,23). Jésus associe Chorozaïn, Bethsaïde et "sa ville" dans le reproche et dans la menace pour leur manque de foi.

L’histoire de la redécouverte de Capharnaüm remonte au début de notre siècle. En 1894, la Custodie de Terre Sainte acheta la propriété de Tell Hum au bord du lac de Tibériade. En 1905, Kohl et Watzinger effectuèrent la première exploration archéologique dans la zone de la synagogue. Fr. Wendelin de Menden déblaya le reste de la synagogue. En 1921, le P. Gaudence Orfali dégagea l’église byzantine octogonale datant du cinquième siècle. En 1968, le P. Corbo reprit les fouilles à l’occasion du XIXe centenaire de la mort des Apôtres Pierre et Paul.

Les fouilles de Capharnaüm ont permis d’identifier une synagogue en basalte sous la synagogue blanche du quatrième siècle, ainsi que la maison de Pierre sous l’église byzantine octogonale. Capharnaüm devait son importance à sa situation de ville frontière : à 5 kilomètres de là l’embouchure du Jourdain séparait la tétrarchie d’Hérode Antipas de celle de son frère Philippe. A cette situation s’ajoutaient ses ressources commerciales : agriculture, verreries, travail du basalte et surtout ses pêcheries.

La restauration de la mosaïque qui recouvrait le plancher de l’église byzantine fut l’occasion d’une découverte importante. Sous l’église octogonale un ensemble de maisons groupées autour d’une cour d’entrée furent découverts. Une salle fut particulièrement mise en valeur : ses pavements de six couches superposées de terre et de chaux battues avec incrustations de fragments de lampes à huile témoignaient d’une présence humaine importante. Ses murs revêtus d’enduits peints et portant des graffites revêtaient une importance particulière. Les archéologues ont conclu que ces installations privées des second au premier siècle avant J.-C. ont été transformées en salle de réunion vers la fin du premier siècle de l’ère chrétienne. La construction de l’édifice octogonal a entraîné la disparition des maisons antérieures. Le témoignage littéraire de Pierre Diacre, bibliothécaire du monastère du Mont Cassin, qui reproduirait une phrase généralement considérée comme appartenant à la partie perdue du Journal d’Egérie (381-384) confirme cette chronologie : ´ A Capharnaüm, la maison du prince des apôtres est devenue une église. Ses murs sont restés jusqu’aujourd’hui tels qu’ils étaient ª. Un mur d’enceinte sépara ce complexe du reste de la localité au quatrième siècle. Sur les murs recouverts de crépi de la maison de Pierre des graffites mentionnent le nom de Jésus et de Pierre. Des inscriptions en syriaque et en grec témoignent d’un culte chrétien à l’endroit où Jésus avait guéri la belle-mère de Pierre et un paralytique. Des lampes hérodiennes trouvées dans la maison de Pierre permettent de la dater du premier siècle. Centrée sur la maison du premier siècle l’église octogonale fixa le souvenir du passage de Jésus dans la ville. Un quartier de la ville entre la synagogue et la maison de Pierre fut mis au jour. Les maisons construites en galets de basalte n’ont ni enduit sur les murs ni revêtement sur le sol Capharnaüm n’était pas cependant uniquement un village de pêcheurs. Les archéologues ont découvert également des blocs de verre et de nombreux objets en verre qui avaient été soufflés sur place. Plusieurs tombes du premier siècle ont été identifiés au nord de la Synagogue. L’une d’entre elle semble être celle d’un personnage important étant donné sa dimension.

A Capharnaüm, écrit Egérie, se trouve aussi la synagogue où Jésus a guéri le démoniaque ª. S’agit-il de la Synagogue blanche localisée à quelques pas de la maison de Pierre ? Ses dimensions imposantes ainsi que la richesse architecturale et ornementale, mais surtout l’examen de la poterie et des monnaies romaines tardives sous le pavement, la présence de constructions du deuxième siècle après J.-C. sous la Synagogue militent en faveur d’une date tardive de la Synagogue blanche. Des tranchées creusées dans le sous-sol de la synagogue exhumaient finalement un édifice dont les pierres de basalte irrégulières, liées par des petits cailloux et de la chaux, formaient un contraste frappant avec les pierres de calcaire bien équarries de la synagogue. Cette maçonnerie de basalte recouvrait des murs datés de la période hellénistico-romaine. Sa superficie de 363 mètres carrés indiquait qu’il ne s’agissait pas d’un édifice privé, mais probablement d’un édifice public.



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Created / Updated Monday, December 17, 2001 at 18:40:25 by John Abela ofm
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